Parcours

Parcours

Cinq ans de tournages, une poignée de réalisateurs qui la rappelaient, et un dossier dans lequel les rétrospectives françaises reviennent.

La partie active de la carrière de Cathy Ménard appartient à la première moitié des années 1980. Elle entre à 26 ou 27 ans, à un moment où le X français passait dans des salles dédiées en 35 mm ; quand elle s'arrête, le marché basculait vers la vidéo. Son dossier va des premiers tournages en 1980 ou 1981 à une dernière paire de titres en 1987.

Deux réalisateurs l'ont utilisée quatre fois chacun, Gérard Kikoïne et J. Helbie. Le titre le plus retenu de son catalogue est « L'initiation d'une femme mariée » (1983), de Claude Bernard-Aubert, où elle joue Babeth pour le label Burd Tranbaree du réalisateur. Sa production reste dans un cercle restreint de producteurs français, Alpha France avant tout.

Chronologie

  • 17 juin 1954 :Naissance à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor, en France.
  • 1980 :Premiers tournages pour Michel Barny et Michel Baudricourt, selon la littérature de référence française.
  • 1981 :IAFD fait commencer ici ses années d'activité ; elle avait environ 27 ans.
  • 1981/1982 :« Bourgeoise… et pute » (Gérard Kikoïne) : son premier grand rôle, Muriel, créditée Sylvia Cyranno.
  • 1982 :« Dans la chaleur de Saint-Tropez » (Kikoïne). La scène d'ouverture, dans une fosse de sable, est la sienne.
  • 1982 :« Les Culottes de Charlotte » (J. Helbie) : elle joue Isabelle St Preux, créditée Kathy Menard.
  • 1982 :« Femmes prêtes à tout » (Gérard Grégory) figure dans son fonds photographique.
  • 1983 :« Chambres d'amis très particulières » (Burd Tranbaree) : Mélanie Verdier, la gouvernante.
  • 1983 :« L'initiation d'une femme mariée » (Burd Tranbaree) : Babeth, son rôle le plus cité, distribué en Italie sous le titre « Iniziazioni ».
  • 1983 :« Je mouille aussi par derrière » et « Des petits culs à enfiler » (José Bénazéraf), créditée Danielle Guegard.
  • 1984 :« Emmanuelle 4 » (Francis Leroi et Iris Letans) : une apparition non créditée comme invitée à la fête.
  • 1985 :Fin de la période principale, avec des titres comme « Infirmières du plaisir » et « Secrétaires BCBG ».
  • 1987 :Derniers crédits inédits : « Diamond Baby » et « Danger femmes libérées ! ».
  • 1988 :Travail de presse daté de cette année : Week-end Sex 14, et Frivol 137 sans année.
  • 1990 :« Backdoor to Paris » (Bénazéraf) sort comme montage d'archives, pas comme matériel nouveau.
  • 1er mai 2022 :Décès à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, à 67 ans.
  • Octobre 2024 :Une rétrospective française publie une filbiographie complète, le principal récit moderne de la période.

Producteurs et distributeurs

Alpha France, son label principal, et Video Marc Dorcel arrivent en tête de liste. IAFD recense aussi Vidco Entertainment, René Château Video, Éditions Thanatos, Unia Films, Cinevog, Zoom 24, Punch Video, Antares, Gourmet Video Collection, Command Video, Metro et VCX, d'autres titres passant par Capucine Films, Travelling, BL Comm, Ribu Video, Herzog, Movie's, Concorde et Socai Films.

Récompenses et postérité

  • Aucune récompense ni nomination n'est documentée dans les sources qui conservent son dossier, et AVN, le principal organe professionnel du marché anglophone, n'a pas de fiche à son nom.
  • La littérature rétrospective française la compte parmi les actrices les plus célébrées de l'âge d'or ; un texte de 2024 la décrit comme l'une des favorites du public de l'époque.

Une interprète qui s'arrête en 1987 laisse peu de traces. L'absence de récompenses documentées est une limite du dossier, pas un verdict sur sa place.

Ce que les mémoires ont retenu

Richard Lemieuvre (Richard Allan) a écrit qu'elle était la même personne sur un plateau qu'en dehors, et que sa notoriété ne lui est jamais montée à la tête. Les spectateurs cités dans les rétrospectives plus tard sont plus directs : « la meilleure, la plus réaliste ».